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Midis de STRIGES | 2021-2022
- 20 Octobre
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Circulations, voyages, contaminations : pour une histoire transnationale de l’avortement (Londres, Rome, Paris, 1967-1981)
Azzurra Tafuro , ULB/STRIGES
L’intervention se propose d’analyser la circulation européenne des pratiques de lutte pour la dépénalisation de l’avortement à partir de l’adoption de l’Abortion Act (1967) jusqu’au referendum italien sur l’avortement (1981). En se focalisant sur les abortion travels, il sera possible de mettre en lumière l’action d’un large réseau transnational entre Rome, Paris et Londres qui vise non seulement à aider les Italiennes à obtenir un avortement sûr et parfaitement légal en Angleterre mais aussi à faire circuler les savoirs scientifiques et à déhiérarchiser le rapport entre patientes et gynécologues.
Ancienne élève de l’École normale supérieure de Pise et de l’École pratique des hautes études, Azzurra Tafuro a étudié, dans son doctorat en histoire contemporaine, les utilisations politiques et culturelles de la maternité au XIXe siècle. Ses publications portent notamment sur ce sujet (par exemple : Dare madri all’Italia. Filantrope e patriote nel Risorgimento, Roma, Viella, 2021 : https://www.viella.it/libro/9788833137766 ).
En 2019, elle a obtenu une bourse postdoctorale Marie Sklodowska-Curie et est actuellement chercheuse à l’Université libre de Bruxelles où elle travaille sur son nouveau projet de recherche : GENI. Gender, emotions and national identities: a new perspective on the abortion debates in Italy (1971-1981) Grant Agreement 842504. Les premiers résultats de cette recherche ont été présentés dans : "Un difficile équilibre. Les catholiques italiennes et l’opposition à l’avortement (1971-1981)", dans Bruno Dumons (dir.), Femmes et catholicisme en Europe (1960-1970), Bruxelles, Peter Lang, 2019, p. 29-50 et dans "Péché, crime, droit : une histoire de l'avortement en Europe", Encyclopédie d’histoire numérique de l'Europe, 2021, https://ehne.fr/fr/node/21497.
- 26 Novembre
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Georges Eekhoud; romancier de l'homosexualité belge fin-de-siècle. Entre histoire orale et littérature queer.
Michael Rosenfeld
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Ici et là-bas, on n'a pas la même vision d'amour : le sentiment d'amour au sein des couples belgo-laotiens
Mimy Keomanichanh, Lamc/STRIGES, ULB
En Belgique, le sentiment d’amour est reconnu comme l’idéologie principale dans la formation du couple, tandis qu’il est perçu dans la société laotienne comme un sentiment secondaire que les couples n’expriment pas au public. Étudier les couples « mixtes » au travers du cas des couples belgo-laotiens permet d’observer la confrontation de ces différentes perceptions de l’amour au sein de ces unions. L’analyse présentée ici se base sur les données empiriques récoltées par des observations et des entretiens semi-directifs auprès 16 couples résidants en Belgique et 14 couples au Laos. Croiser les dimensions genrée et socio-culturelle de l’idéologie de l’amour révèle ainsi la manière dont le sentiment d’amour est exprimé et négocié dans la vie des couples belgo-laotiens ainsi que la manière dont les partenaires reconfigurent le rapport de pouvoir au sein de leur couple.
Mimy Keomanichanh est doctorante attachée au Laboratoire d’anthropologie des mondes contemporains (LAMC) de l’Université libre de Bruxelles. Sa recherche doctorale s’intéresse à examiner des expériences émotionnelles des couples belgo-laotiens dans le contexte de la migration, de la relation interpersonnelle et des relations intergénérationnelles. Elle questionne la manière dont la politique culturelle des émotions des pays d’origine des partenaires de ces couples façonne leur relations intimes. Sa thèse s’inscrit dans le projet de recherche d’ARC sur la mobilité contextuelle des couples belgo-asiatiques en Belgique et en Asie sous la direction d’Asuncion Fresnoza-Flot, chercheure qualifiée de FNRS (https://belgian-asian-couples-research.com).
- 25 Février
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Pourquoi objectifie-t-on (ou pas) autrui dans la vie de tous les jours ? Le rôle de l'orientation sociosexuelle, du féminisme et de la pornographie sur l'objectification
Philippe Bernard
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Travail du corps, travail sur soi : genre et subversion dans le roller derby, l’autodéfense féministe et les pratiques drag king
Aurélie Aromatario
On constate depuis quelques années dans les milieux militants féministes et LGBTQIA+, un regain d’intérêt pour la question du corps. Au travers de diverses pratiques, il semble en effet se présenter comme un outil autant qu’un enjeu de subversion des assignations de genre. Cette récente emphase sur la corporéité amène à questionner ce que peut le corps que l’intellect seul ne puisse pas réaliser. Pour tenter de répondre à ces questions, l’analyse se concentre sur trois activités à la fois de loisir et militantes qui placent le corps et le genre au centre de leurs pratiques : le roller derby est un sport amateur récent qui revendique un bagage féministe ; le transformisme drag king est quant à lui une pratique de performance scénique qui consiste à incarner un personnage d’apparence masculine, au moyen de divers artifices ; enfin, l’autodéfense féministe propose un ensemble de techniques permettant aux femmes et minorités de genre de reconnaître les agressions et d’y résister.
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Ce que les féministes font à l'architecture : Dégenrer l'histoire et l'espace
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